Le rétablissement et la prévention des rechutes
Les troubles anxieux : Guide d’information
Lorsque la personne commence un traitement pour un trouble anxieux, le but premier est d’atténuer et de gérer les symptômes.
C’est ce qu’on appelle le rétablissement. Pour atteindre ce but, on a souvent recours à la médication, à la tcc, à la psychothérapie
de soutien et, dans certains cas, à d’autres mesures de soutien comme l’ergothérapie, la ludothérapie et la thérapie nutritionnelle.
Le rétablissement comprend également la façon dont les compétences acquises lors du traitement sont appliquées aux situations
de tous les jours. Chacun a ses idées sur ce qu’il espère obtenir du rétablissement. Les objectifs à long terme peuvent comprendre
de meilleures relations, l’épanouissement au travail, une plus grande estime de soi et une amélioration générale de la qualité
de vie.
Lorsque son rétablissement est amorcé et que la personne est prête à reprendre une vie normale, il faut se concentrer sur
la « prévention de la rechute ». L’angoisse n’est pas une maladie « guérissable ». La médication et la thérapie peuvent contribuer
à maîtriser ses symptômes, mais certains d’entre eux, comme l’inquiétude et la peur, peuvent se manifester chez tout le monde,
dans la vie de tous les jours. Pour éviter la rechute, il faut avoir un plan qui permet de gérer les symptômes à mesure qu’ils
apparaissent. Pour aller de l’avant avec le rétablissement et la prévention de la rechute, il faut élaborer un plan et adopter
une attitude positive. Il est plus facile d’atteindre ses buts si:
- on est conscient des signes précurseurs et on a élaboré des stratégies pour faire face aux revers;
- on adopte un style de vie sain;
- on envisage l’avenir avec espoir et optimisme;
- on a confiance en soi.
Prévention de la rechute et promotion du mieux-être
Que faire pour prévenir la rechute?
1. Renseignez-vous sur votre trouble. Renseignez-vous sur vos symptômes et la façon de les reconnaître. Vous pouvez consulter
plusieurs ressources, notamment des livres, des vidéos, des groupes de soutien et Internet. N’oubliez pas que les sites Internet
ne sont pas tous fiables. Vous trouverez dans la section sur les ressources, qui commence à la page 48, une liste de sites
recommandés et d’autres sources d’information.
2. Élaborez un plan pour gérer les symptômes d’angoisse et suivez-le à la lettre. Pour continuer de réaliser des progrès en
vue d’atténuer les symptômes d’angoisse, il faut de la détermination et il faut déployer les efforts nécessaires. Résistez
à l’envie de limiter votre vie comme vous le faisiez lorsque vous étiez aux prises avec votre trouble anxieux. Élaborez un
plan qui vous obligera à prendre les engagements suivants:
- Prendre les médicaments prescrits. Ne modifiez pas votre médication sans en avoir parlé au préalable avec votre médecin.
- Reconnaître les signes précurseurs de l’angoisse qui pourraient à nouveau prendre le contrôle de votre vie (p. ex., si vous
recommencez à éviter des situations que vous associez à l’angoisse).
- Réagir aux signes précurseurs en mettant en pratique les compétences que vous avez développées pendant la thérapie. Pour demeurer
en bonne santé, continuez à vous exposer à des situations que vous associez à l’angoisse.
3. Constituez un réseau de soutien social. La famille, les amis et un groupe de soutien peuvent vous aider à reconnaître les
situations stressantes susceptibles de déclencher les symptômes d’angoisse et à vous rappeler vos forces lorsque vous êtes
découragé.
4. Apprenez à composer avec le stress. Le stress, la fatigue et le sentiment d’avoir perdu le contrôle peuvent déclencher
les symptômes d’angoisse. Surveillez les situations qui vous stressent. Apprenez à gérer le stress. Voici quelques suggestions
qui pourraient vous aider à retrouver votre calme:
- Respiration diaphragmatique: Couchez-vous sur le dos et placez une main sur votre nombril. Respirez de façon que votre main
se soulève et s’abaisse avec chaque respiration, en laissant vos poumons se remplir et se vider complètement. Demandez à votre
clinicien de vous montrer d’autres moyens d’utiliser cette technique.
- Activités agréables: Livrez-vous à des activités agréables et relaxantes comme lire un livre qui vous inspire, faire une randonnée
dans la nature ou parler à une personne qui vous comprend.
- Prenez des mesures concrètes: Si vous cessez de penser aux choses qui vous stressent, vous les trouverez moins importantes.
Suivez un cours, essayez un nouveau passe-temps, développez de nouveaux intérêts.
- Soyez davantage conscient du moment présent: Le yoga et la méditation axée sur la pleine conscience sont deux moyens de vous
concentrer sur le moment présent.
5. Adoptez un style de vie sain. Mangez sainement, dormez suffisamment et faites de l’exercice régulièrement, notamment en
pratiquant un sport. Cela pourrait vous aider à gérer le stress. Faites appel à votre foi, à votre religion ou à vos pratiques
spirituelles pour favoriser votre rétablissement. Demeurez en contact avec les aspects de la vie qui vous permettent de vous
épanouir et explorez de nouveaux moyens de vous épanouir.
6. Efforcez-vous de mener une vie qui vous permet de trouver un juste équilibre entre le travail, la famille, les amis et
les activités récréatives.
Relation avec votre partenaire
Un trouble anxieux peut avoir une incidence sur votre relation avec votre partenaire. Si vos symptômes sont prononcés, il
peut être difficile pour vous de soutenir votre partenaire et d’avoir avec lui des relations intimes. Lorsque vous êtes le
plus gravement touché par votre trouble anxieux, votre partenaire peut être obligé d’assumer davantage de responsabilités
que ce qu’il considère équitable. Avec le temps, cela peut créer un froid et même de l’hostilité dans la relation. Il faut
du temps, de la patience et de l’effort pour retrouver ce qui a été perdu.
Faites participer votre partenaire à votre rétablissement. Tenez-le au courant des progrès que vous réalisez et commencez
à lui offrir d’assumer à nouveau davantage de responsabilités à mesure que vous apprenez à gérer vos symptômes. Il pourrait
être bon que votre partenaire parle à votre clinicien afin de comprendre votre traitement, et qu’il adhère à un groupe de
soutien familial.
Une thérapie de couple dispensée par un thérapeute conjugal ou de couple qui comprend les troubles anxieux pourrait aider
votre couple à communiquer et à fonctionner à nouveau. De plus, un bon thérapeute peut rappeler aux partenaires ce qui les
a rapprochés au début.