Seul-e au Canada – Cuisiner et préparer des repas « à la fortune du pot »
De : Seul-e au Canada, ou vingt et une façons d’améliorer son sort (© 2001, 2011 CAMH)
« Je suis célibataire et il faut que je cuisine moi-même. Je n’ai pas l’habitude de faire ça et ça m’agace. Ce n’est pas drôle.
»
Mansoor, d’Iran
Ah ! La cuisine de chez soi... Les saveurs et les odeurs familières vous manqueront certainement. Manger des plats inconnus
et qui ne vous plaisent pas ajoute encore à la difficulté de vivre dans un nouveau pays. Certain-e-s savent déjà cuisiner
en arrivant au Canada. Pour d’autres, au contraire, l’arrivée au Canada signifie l’obligation d’apprendre à se faire la cuisine.
Un Brésilien récemment arrivé s’est rapproché de sa mère qu’il appelait toutes les semaines pour lui demander comment préparer
ses repas !
La société canadienne est multiculturelle. En conséquence, on trouve dans les villes et les villages de quoi faire la cuisine
de tous les pays. Ailleurs, il faudra peut-être aller se ravitailler dans la grande ville proche, ou passer commande par téléphone
ou sur l’internet.
Si vous ne savez pas comment vous y prendre pour telle ou telle recette, demandez à votre famille ou à des amis de vous envoyer
un livre de cuisine ou des recettes de votre pays d’origine. Vous trouverez aussi à la bibliothèque de votre quartier des
livres de cuisine internationale en anglais et dans d’autres langues. Internet représente également une source virtuellement
inépuisable de recettes.
Les plats-minute (hamburgers et pizzas) et les aliments qu’on grignote (comme les chips et les nachos) sont une solution rapide
et facile, mais les repas préparés à la maison sont bien meilleurs pour la santé. Une alimentation saine et équilibrée vous
aidera à conserver votre santé et à mieux gérer le stress mental et physique qu’apporte la vie dans une culture différente.
Si vous cuisinez vous-même, vous réaliserez des économies, car les plats-minute et les aliments vides sont beaucoup plus
chers.
Invitez des amis chez vous pour partager un repas que vous aurez préparé vous-même. Ou invitez-les à un repas « à la fortune
du
pot », c’est-à-dire où chacun apporte un plat de sa confection. C’est un bon moyen d’apprendre à connaître les spécialités
d’autres pays. Ne vous inquiétez pas si votre cuisine n’est pas parfaite ; persévérez, car c’est en forgeant qu’on devient
forgeron.


De : Seul-e au Canada