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À propos de la santé mentale et de la toxicomanie
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Seul-e au Canada - Rechercher de l’aide quand ça ne va pas
« Au début, je ne savais ce qui m’arrivait. Je pleurais tout le temps ; je n’arrivais plus à dormir. Rien n’allait plus. J’ai
eu de la chance. À la mosquée, une femme a remarqué que j’étais malheureuse et elle n’a pas arrêté de me parler. C’est grâce
à elle que je suis allée voir une travailleuse sociale. Quand ça m’est arrivé de nouveau, j’ai su quoi faire. J’ai immédiatement
appelé un psychologue. La dépression, c’est très, très mauvais. » - Farida, de Syrie
C’est dur d’être seul-e dans un nouveau pays. Repartir à zéro est exaltant, stimulant mais parfois effrayant. Parfois cela
semblera trop lourd et vous trouverez qu’il est de plus en plus difficile de poursuivre vos activités.Vous vous sentirez triste
pendant des jours, et peut-être même des semaines. Vous prendrez peut-être de l’alcool ou de la drogue pour essayer d’oublier
votre tristesse.
Si ces symptômes vous sont familiers, vous êtes peut-être déprimé-e. La dépression affecte l’humeur, la façon de voir les
choses, l’énergie, l’appétit et le sommeil. Les gens déprimés éprouvent de la difficulté à faire les choses les plus courantes
et à être avec d’autres. Si vous avez été témoin ou victime d’événements violents ou terrifiants, il vous sera probablement
plus difficile de profiter de la vie au Canada. Bien que vous y soyez en sécurité, vous serez peut-être hanté-e par le passé.
La tristesse ou la peur peut être une réaction normale lorsqu’on arrive dans un nouveau pays, ou lorsqu’on a survécu à des
situations qui ont mis la vie en danger.Toutefois, si vous continuez à ressentir ces émotions pendant plusieurs semaines,
il serait bon de rechercher une aide.
Au Canada, on ne considère pas comme faibles ou folles les personnes qui recherchent de l’aide pour gérer leurs sentiments.
On les considère, au contraire, comme sensées car elles ont conscience que quelque chose ne va pas. Les médecins, les travailleurs
sociaux, les psychologues, les conseillers et les ministres du culte peuvent aider les gens qui éprouvent ce genre de problèmes.
Ils pourront vous aider à vous en sortir et à décider comment et où trouver de l’aide.
Si vous pensez souvent à la mort, ou souhaitez vous tuer, allez immédiatement au service d’urgence de l’hôpital le plus proche.
Le personnel saura vous aider.
Il y a dans la plupart des villes, des services de conseil téléphonique que vous pouvez appeler en cas d’urgence. Ces services
sont ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre, de sorte que vous pouvez parler à quelqu’un à toute heure du jour ou de
la nuit. Les numéros de ces centres d’aide morale (Distress Centres) figurent, avec d’autres numéros d’urgence, à la première
page de l’annuaire téléphonique local.
Exercice
Lisez la liste suivante. Vous reconnaissez-vous dans ces déclarations ? Si oui, cela dure-t-il depuis plusieurs semaines ?
Si oui, il vaudrait mieux avoir recours à un-e professionnel-le.
- Je suis presque tout le temps agité-e et je n’arrive pas à me tenir tranquille.
- Je bois ou je me shoote pour oublier mon stress.
- Je suis tout le temps fatigué-e, même lorsque je dors beaucoup.
- J’ai manqué des jours de classe ou de travail parce que j’avais bu ou que je m’étais drogué-e.
- Je pense beaucoup à la mort et au suicide.
- J’ai de la difficulté à me concentrer, à réfléchir, à me souvenir ou à prendre des décisions.
- Si je suis honnête avec moi-même, je sais que je bois trop ou que je prends trop de drogue.
- Je me sens inutile ou coupable la plupart du temps.
- La plupart de mes amis sont des gens avec qui je bois ou prends de la drogue.
- Je suis, la plupart du temps, angoissé-e et inquiet-ète à propos de tout et de rien.
- Je suis en colère une bonne partie du temps.
- J’ai besoin de prendre des médicaments pour tenir le coup toute une journée. Je les achète à la pharmacie.
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