À propos de la santé mentale et de la toxicomanie

Partie II - Est-ce sans danger pour le bébé que j’allaite ?

Dans cette section :

Dans cette section, vous trouverez les renseignements qu’il vous faut pour mieux comprendre ce qui est sans danger pour votre bébé pendant l’allaitement.

Bien que les renseignements contenus dans ce livret soient un bon point de départ, ils ne remplacent pas les conseils que les femmes peuvent recevoir du fournisseur de soins de santé qui les suit. En fait, les femmes voudront peut-être utiliser ce livret pour se préparer à aborder plus en profondeur avec leur médecin, leur sage-femme ou leur pharmacien les questions qui y sont traitées.

Votre professionnel de la santé (p. ex., médecin, infirmière, sage-femme, pharmacien, consultante certifiée en allaitement) et la ligne téléphonique Motherisk ((416) 813-6780) sont vos meilleures sources d’informations sur les risques que comportent les médicaments, l’alcool et autres substances pendant l’allaitement.

Dites aux fournisseurs de soins de santé quels médicaments et quelles autres substances vous prenez.

Si vous allaitez, il est important de dire à tous les fournisseurs de soins de santé qui vous soignent toutes les substances que vous pouvez avoir ingérées, inhalées ou appliquées sur votre peau, parce que les produits chimiques peuvent pénétrer dans le corps aussi bien par la peau, les gencives, le vagin et les poumons que par l’estomac.

Dites aux fournisseurs de soins de santé si vous utilisez :

  • des médicaments sur ordonnance, des aérosols ou des crèmes ;
  • des médicaments en vente libre (p. ex., médicaments contre la toux et le rhume, vitamines, aspirine) ;
  • des remèdes à base de plantes ;
  • de l’alcool et d’autres drogues ;
  • des cigarettes ;
  • des substances inhalées (colle reniflée) et des solvants ;
  • de la caféine (p. ex., café, thé, cola, cacao, chocolat) ;
  • des cosmétiques.

Vous devriez fournir ces renseignements à toutes les personnes qui vous prescrivent des médicaments, vous en fournissent ou vous en administrent, autrement dit aux médecins, sages-femmes, infirmières, conseillères en allaitement, pharmaciens, dentistes et tout autre professionnel qui vous dispense des soins.

Certaines femmes ont peur que leur usage de drogues ne soit signalé. Si votre fournisseur de soins de santé pense que votre usage de drogue pourrait nuire à votre enfant sur le plan physique ou affectif lorsque vous prenez soin de lui (y compris pendant l’allaitement), il est tenu par la loi de prévenir les organismes de protection de l’enfance, également connus sous le nom de sociétés d’aide à l’enfance. Si vous vous inquiétez au sujet de la responsabilité légale ou morale de votre fournisseur de soins de santé, discutez-en avec lui. Votre fournisseur de soins de santé peut également vous mettre en rapport avec les services qui pourront vous aider.

Si vous allaitez, demandez si le médicament ou les substances que vous prenez peuvent avoir un effet sur votre bébé.

Seuls un petit nombre de médicaments sur ordonnance et de médicaments en vente libre sont À PROSCRIRE pour une mère qui allaite. Un médecin, un pharmacien ou une conseillère en allaitement peut vous aider à décider si vous pouvez ou non prendre un médicament en particulier lorsque vous allaitez, ou vous montrer comment gérer l’allaitement lorsque vous prenez ce médicament. Dans certains cas, vous déciderez peut-être de ne pas nourrir votre enfant au sein. Il vaut mieux vous adresser aux personnes qui disposent des informations les plus récentes sur ce sujet. La meilleure protection est de ne pas prendre de drogues illicites, d’alcool, de tabac ni de caféine lorsque vous allaitez.

Renseignez-vous sur les différentes façons de prendre un médicament lorsque vous allaitez.

Il est important que la mère soit en bonne santé ; vous arrêter de prendre un médicament qui vous a été prescrit (p. ex., des antidépresseurs destinés à combattre la dépression post-partum et l’anxiété) n’est généralement pas la bonne solution. Il est important de dire à votre professionnel de la santé si vous allaitez ou non ou si vous comptez le faire. Certains types de médicaments, peut-être plus sécuritaires que d’autres pendant l’allaitement, peuvent remplacer votre médicament habituel, par exemple ceux qui restent moins longtemps dans votre corps et qui vous permettent ainsi de les éliminer avant les tétées.

Pour réduire les effets néfastes d’un médicament, vous pouvez le prendre juste après avoir donné le sein ; ainsi, la concentration du médicament dans le lait maternel sera relativement faible au moment de la prochaine tétée. Vous pouvez également utiliser un tire-lait juste avant de prendre votre dose — ceci vous permet de faire des réserves de lait pour le bébé au moment où la quantité de médicament dans votre corps est à son niveau le plus faible.

Si vous devez prendre un médicament qui présente un danger pour le bébé mais pour un traitement d’une durée limitée, vous pourrez peut-être recommencer à allaiter à la fin de votre traitement. Vous pouvez utiliser le tire-lait tout au long du traitement afin de maintenir votre production de lait maternel, mais vous devrez jeter ce lait au cours de cette période de traitement. Par exemple, si pendant sept jours vous devez prendre un médicament qui présente un danger pour votre bébé, vous vous sentirez peut-être en mesure de tirer votre lait pendant cette période, sans le donner à votre bébé. C’est un choix personnel. L’allaitement n’est déconseillé que dans de rares cas.

Demandez de l’aide pour surmonter un problème de toxicomanie.

Si vous allaitez, il est plus prudent d’arrêter tout usage d’alcool, de tabac et d’autres drogues. De nombreux professionnels ont la formation nécessaire pour vous aider à surmonter un problème de toxicomanie. Il serait prudent de consulter d’abord un médecin de famille, un guide spirituel, une infirmière, un travailleur social, un conseiller ou d’autres employés des services sociaux et de santé publique ; ils vous offriront leur aide ou vous renseigneront sur les services offerts dans votre collectivité.

Beaucoup de gens trouvent difficile d’arrêter leur usage d’alcool et d’autres drogues. Si vous avez besoin de renseignements sur les traitements offerts, contactez :

  • l’hôpital de votre région, la ligne d’aide téléphonique locale ou un centre d’intervention en cas de crise (consultez les pages bleues de votre annuaire téléphonique) ;
  • en Ontario, Drogue et alcool - Répertoire des traitements (DART), au 1 800 565-8603 ; à l’extérieur de l’Ontario, le (519) 439-0174. Le site Web est www.dart.on.ca ;
  • à Toronto, le Service torontois d’orientation et d’évaluation de la toxicomanie (MAARS), au (416) 599-1448.

Si vous voulez obtenir des renseignements sur un médicament ou un produit chimique particulier, appelez :

  • la Ligne-info Motherisk, au (416) 813-6780.

Pour vous renseigner sur le syndrome d’alcoolisation fœtale ou l’usage d’alcool et d’autres drogues, appelez :

  • la Ligne-info de consommation d’alcool et de drogues pendant la grossesse et l’allaitement, du Programme Motherisk, au 1 877 327-4636/1 877 FAS-INFO.

Donnez l’information nécessaire à tous les fournisseurs de soins de santé qui vous soignent.

Vos renseignements étant confidentiels, vous ne devez pas prendre pour acquis que les renseignements que vous donnez à un fournisseur de soins de santé seront automatiquement communiqués à autrui. Les renseignements sur votre santé mentale ne peuvent être partagés sans votre consentement écrit. C’est donc à vous de fournir à votre médecin, à votre conseillère en allaitement et à tous vos fournisseurs de soins de santé les renseignements qui ont une incidence sur votre santé et sur celle de votre bébé, entre autres, les informations concernant l’usage d’alcool, de tabac, de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de drogues illégales ou illicites.

Si vous êtes traitée pour un cancer.

Pour de plus amples renseignements sur les traitements anticancéreux tels que la chimiothérapie et la radiothérapie pendant la grossesse et l’allaitement, contactez un spécialiste du traitement du cancer ou le programme Motherisk.

Est-ce sans danger pour mon bébé?

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