Partie I - Est-ce sans danger pour le bébé que je porte ?
Dans cette section :

Une mère ferait tout pour protéger son bébé. Mais il faut d'abord qu'elle-même soit en bonne santé pendant sa grossesse et
qu'elle connaisse les risques éventuels pour le bébé qu'elle va mettre au monde.
Renseignez-vous sur le risque d'anomalies congénitales.
Seules un à deux p. cent environ des anomalies congénitales sont causées par des médicaments, des drogues ou l'exposition
à un produit chimique pendant la grossesse. Plus de 95 p. 100 d'entre elles sont le produit du hasard ou de la génétique plutôt
que de la drogue. Certaines anomalies congénitales, telles que le syndrome de Down et la fibrose kystique, sont héréditaires
ou le résultat combiné du hasard et de l'âge de la mère. D'autres sont liées à la santé de la mère : par exemple, l'effet
de l'exposition à une maladie infectieuse pendant la grossesse. Parfois la cause d'une anomalie congénitale est inconnue.
À différentes étapes du développement du bébé dans le ventre de sa mère, différents organes sont affectés. C'est pourquoi
il vaut mieux éviter, tout au long de la grossesse, les substances qui comportent des risques, sauf lorsqu'il s'agit d'un
médicament nécessaire à la santé de la mère. Dans certains cas, il sera possible de réduire la dose d'un médicament indispensable
ou de lui substituer un autre produit qui comporte moins de risques pour le bébé.
Si vous êtes enceinte et si vous craignez que l'usage d'alcool ou d'autres médicaments n'ait déjà eu des répercussions sur
votre grossesse, consultez votre fournisseur de soins de santé ou le programme Motherisk.
Dites aux fournisseurs de soins de santé quels médicaments et quelles autres substances vous prenez.
Si vous êtes enceinte, que vous pensez l'être ou que vous voulez le devenir, il est important de dire à tous les professionnels
de la santé qui vous soignent toutes les substances que vous pouvez avoir ingérées, inhalées ou appliquées sur votre peau,
car les produits chimiques peuvent pénétrer dans le corps aussi bien par la peau, les gencives, le vagin et les poumons que
par l'estomac.
Dites aux fournisseurs de soins de santé si vous utilisez :
-
des médicaments sur ordonnance, des aérosols ou des crèmes ;
-
des médicaments en vente libre (p. ex., médicaments contre la toux et le rhume, vitamines, aspirine) ;
-
des remèdes à base de plantes ;
-
de l'alcool et d'autres drogues ;
-
des cigarettes ;
-
des substances inhalées (colle reniflée) et des solvants ;
-
de la caféine (p. ex., café, thé, cola, cacao, chocolat) ;
-
des cosmétiques.
Vous devriez fournir ces renseignements à toutes les personnes qui vous prescrivent des médicaments, vous en fournissent ou
vous en administrent, autrement dit aux médecins, sages-femmes, pharmaciens, infirmières, dentistes et tout autre fournisseur
de soins de santé qui vous dispense des soins.
Certaines femmes ont peur que leur usage de drogues ne soit signalé. Votre fourmisseur de soins de santé est tenu par la loi
de déclarer votre usage de drogues s'il a des raisons valables de croire que cette pratique peut nuire à votre bébé après
sa naissance. Si vous craignez être dénoncée aux organismes de protection de l'enfance, discutez-en avec les fournisseurs
de soins de santé qui vous soignent. Ils vous diront quelles sont leurs obligations morales et légales. Ils peuvent également
vous aider à surmonter votre problème de toxicomanie.
Demandez de l'aide pour surmonter un problème de toxicomanie.
Pour minimiser le risque, il vaut mieux arrêter tout usage d'alcool, de tabac et d'autres drogues avant la grossesse. Cependant,
si vous faites usage de l'une ou l'autre de ces substances pendant que vous êtes enceinte, il n'est pas trop tard pour obtenir
des soins prénatals adéquats. De nombreuses personnes ont la formation nécessaire pour vous aider à surmonter un problème
de toxicomanie. Il serait prudent de consulter d'abord un médecin de famille, un guide spirituel, une infirmière, un travailleur
social, un conseiller ou d'autres employés des services sociaux et de santé publique - ceux-ci vous offriront leur aide ou
vous renseigneront sur les services offerts dans votre collectivité.
Beaucoup de gens trouvent difficile d'arrêter de consommer de l'alcool et d'autres drogues. Si vous avez besoin de renseignements
sur les traitements offerts, contactez :
-
l'hôpital de votre région, la ligne d'aide téléphonique locale ou un centre d'intervention en cas de crise (consultez les
pages bleues de votre annuaire téléphonique) ;
-
en Ontario, Drogue et alcool - Répertoire des traitements (DART), au 1 800 565-8603 ; à l'extérieur de l'Ontario, le 1 (519)
439-0174. Le site Web est
www.dart.on.ca ;
-
à Toronto, le Service torontois d'orientation et d'évaluation de la toxicomanie (MAARS), au 1 (416) 599-1448.
Si vous voulez obtenir des renseignements sur un médicament ou un produit chimique en particulier, appelez :
Pour vous renseigner sur le syndrome d'alcoolisation fœtale ou l'usage d'alcool et d'autres drogues, appelez :
Donnez l'information nécessaire à tous les fournisseurs de soins de santé qui vous soignent.
Vos renseignements étant confidentiels, vous ne devez pas prendre pour acquis que les renseignements que vous donnez à un
fournisseur de soins de santé seront automatiquement communiqués à autrui. Les renseignements sur votre santé mentale ne peuvent
être partagés sans votre consentement écrit. C'est donc à vous de fournir à votre médecin, à votre sage-femme et à tous vos
autres fournisseurs de soins de santé les renseignements qui ont une incidence sur votre santé et sur celle de votre bébé,
entre autres, les informations concernant l'usage d'alcool, de tabac, de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de
drogues illégales ou illicites.
Si vous êtes traitée pour un cancer.
Pour de plus amples renseignements sur les traitements anticancéreux tels que la chimiothérapie et la radiothérapie pendant
la grossesse, contactez un spécialiste du traitement du cancer ou le programme Motherisk.