Aide offerte aux partenaires et aux familles
La Toxicomanie : Guide d’information
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Un problème d’abus d’alcool et d’autres drogues touche toute la famille. Il se peut que, lorsque le problème est récent, la
famille ne comprenne pas ce qui se passe. La personne aux prises avec ce problème n’est peut-être pas consciente de sa situation
ou ne dit pas tout ce qu’elle vit.
À mesure que le problème se précise, il se peut que les membres de la famille ne s’entendent pas sur ce qu’il faut faire pour
y remédier. Individuellement et ensemble, les membres de la famille peuvent avoir de la difficulté à trouver un juste équilibre
entre, d’une part, leur désir de venir en aide à la personne qui en a besoin et de la protéger et, d’autre part, la nécessité
de la laisser assumer la responsabilité de ses actes. Dans une telle situation, il se peut que les membres de la famille :
- éprouvent de la culpabilité et de la honte ;
- éprouvent du chagrin et soient déprimés ;
- aient l’impression de plus être maîtres de la situation et soient angoissés ;
- éprouvent de la colère et du ressentiment ;
- refusent d’admettre qu’il y a un problème.
Si le problème s’aggrave, les membres de la famille pourraient commencer à perdre espoir. Il se peut que :
- la communication devienne vague et obscure ;
- les conflits soient plus fréquents et que des relations soient interrompues ;
- les rôles et les responsabilités changent graduellement ;
- l’on doive réparer les dommages et secourir la personne aux prises avec le problème afin de la protéger ou que l’on tente
de dissimuler le problème ;
- la personne se fasse harceler ou qu’on lui profère des menaces ;
- l’on compte le nombre de verres consommés par la personne ou que l’on prenne d’autres mesures visant à surveiller sa consommation.
Enfin, il se peut que les membres de la famille tentent de contrôler la personne et sa consommation d’alcool et d’autres drogues,
qu’ils se mettent eux aussi à consommer davantage d’alcool et d’autres drogues et qu’ils se négligent sur le plan affectif,
physique ou social.
La famille peut jouer un rôle important dans le rétablissement. Si elles bénéficient du soutien de leur famille, les personnes
ayant un problème d’abus d’alcool et d’autres drogues sont plus susceptibles de poursuivre leur traitement et d’obtenir des
résultats positifs. Toutefois, les membres de la famille pourront accorder ce soutien uniquement s’ils subviennent d’abord
à leurs propres besoins.
Ce que le partenaire et les membres de la famille peu vent faire pour bien prendre soin d’eux
Il importe que, en tant que partenaire ou membre de la famille, vous preniez soin de votre santé physique et mentale. Pour
ce faire, vous pouvez prendre les mesures suivantes :
- Fixez des limites. Déterminez ce que vous êtes disposé ou non à faire et communiquez-le au membre de votre famille ou à votre partenaire. Cette
personne comprendra alors qu’elle doit assumer la responsabilité de ses comportements. Dans certains cas, la famille vient
en aide à l’être cher en cachant le problème ou en faisant en sorte que cette personne ou son partenaire ne subisse pas les
conséquences de sa consommation d’alcool et d’autres drogues. Cette façon de faire peut atténuer la volonté de changer ou
même aider la personne à continuer de boire ou de prendre des drogues.
- Réservez-vous du temps. Continuez de vous livrer aux activités auxquelles les membres de votre famille, la personne ayant un problème d’abus d’alcool
et d’autres drogues ou votre partenaire ne participent pas.
- Songez à demander du soutien pour vous, même si le membre de votre famille ou votre partenaire ne suit pas de programme de
traitement. Si vous comprenez le problème et ses effets sur votre vie, il vous sera plus facile d’y faire face. Vous pourriez entreprendre
une thérapie ou vous joindre à un groupe d’entraide ou de soutien familial. Il se peut que le centre de traitement de la toxicomanie
de votre localité offre de tels programmes ou puisse vous dire où vous pourriez les suivre.
- Examinez votre propre consommation d’alcool et d’autres drogues. Est-elle préoccupante ? Conduit-elle une autre personne de votre entourage à faire un abus d’alcool et d’autres drogues ?
- Reconnaissez et acceptez le fait que vous aurez parfois des sentiments négatifs ou que vous vous mettrez en colère à cause
de la situation dans laquelle vous êtes. Il est normal d’avoir des émotions conflictuelles. Si vous en êtes conscient(e), il vous sera plus facile de maîtriser ces
émotions et, par conséquent, de soutenir le membre de votre famille ou votre partenaire pendant son rétablissement. Dans la
mesure du possible, ne vous sentez pas coupable de vos sentiments.
- Protégez-vous sur le plan physique, affectif et financier si cela est nécessaire. S’il y a des enfants en cause, veillez à leur sécurité.
- Restez en contact avec les personnes qui peuvent vous soutenir, comme des amis et des membres de la famille qui n’habitent pas avec vous. Évitez de vous isoler.
- Ne laissez pas le problème prendre le contrôle de votre vie de famille. Dans la mesure du possible, réduisez votre niveau de stress et faites en sorte que votre vie de famille demeure normale.
Continuez de vous livrer à des activités familiales comme les anniversaires et les fêtes traditionnelles.
Un problème d’abus d’alcool et d’autres drogues peut mettre à rude épreuve les liens noués avec les membres de la famille
qui ne consomment pas ces substances. La façon dont les membres de la famille perçoivent le problème peut varier d’une personne
à l’autre et ceux-ci peuvent interagir différemment avec la personne aux prises avec le problème. Le counseling familial peut
resserrer les liens familiaux et permettre aux membres de la famille de se soutenir les uns les autres et d’appuyer la personne
ayant un problème d’abus d’alcool et d’autres drogues.
Amener le membre de votre famille ou votre partenaire à suivre un traitement
Il peut être difficile d’amener le membre de votre famille ou votre partenaire à reconnaître qu’il a besoin d’aide. Même si
cette personne sait que sa consommation d’alcool et d’autres drogues est problématique, elle peut être d’avis que le traitement
ne lui sera pas utile. La décision de demander de l’aide doit être prise par la personne qui en a besoin. Toutefois, les membres
de la famille peuvent l’encourager. En général, le meilleur moyen d’amener quelqu’un à suivre un traitement est de le soutenir
et de lui montrer qu’on se préoccupe de sa situation.
Lorsque vous abordez la question du traitement, déterminez à quelle étape du changement se trouve la personne (pour plus de
renseignements sur les étapes du changement, reportez-vous à la « Changement, rétablissement et prévention de la rechute »). Dans bien des cas, les membres de la famille souhaitent que la personne en soit à l’étape de l’action, même si sa décision
de modifier la consommation d’alcool et d’autres drogues n’a pas encore été prise. Si vous exercez des pressions trop fortes
ou si vous suggérez un traitement ou d’autres mesures avant que la personne ne soit prête à s’engager dans cette voie, vous
pourriez obtenir le résultat inverse. De plus, la personne pourrait être encore plus réticente à changer. La meilleure façon
de procéder consiste à déterminer quel aspect du problème le membre de votre famille ou votre partenaire est le moins réticent
à changer. Par exemple, la personne mentionnera-t-elle peut-être que les difficultés qu’elle éprouve à se rendre au travail
à l’heure, à remplir son rôle de père ou de mère de façon efficace ou à jouer un rôle actif dans la vie de ses enfants sont
liées à sa consommation d’alcool. Dans ce cas, servez-vous de ce commentaire pour amener la personne à envisager de demander
de l’aide. Vous pouvez également vous renseigner sur les services d’évaluation de la toxicomanie dispensés dans votre localité.
Proposez au membre de votre famille ou à votre partenaire de l’accompagner à la séance d’évaluation.
Si le problème est grave, il se peut que quelqu’un ne faisant pas partie de la famille tente de convaincre la personne de
suivre un traitement. Si le rendement au travail a diminué, l’employeur peut exiger de la personne qu’elle règle la question
de sa consommation d’alcool et d’autres drogues. En outre, des difficultés avec la justice ou des problèmes connexes pourraient
exercer des pressions sur la personne pour qu’elle change sa consommation ou suive un traitement. Il se peut que la personne
réagisse d’abord avec colère face aux pressions exercées sur elle pour qu’elle suive un traitement. Toutefois, dans bien des
cas, le traitement permet aux personnes qui se trouvent dans cette situation de se rendre compte qu’elles doivent changer.
Lorsque la personne commence son traitement, les membres de sa famille peuvent être pleins d’espoir et d’optimisme. Ils se
rendront peut-être compte à quel point la personne vit une situation difficile et admireront le courage dont elle a fait preuve
en admettant qu’elle a un problème et en s’engageant dans la voie du changement. Vos encouragements soutiendront la personne
dans son cheminement.
- Renseignez-vous le plus possible sur les causes, les signes et les symptômes de l’abus d’alcool et d’autres drogues. Cela vous aidera à comprendre le membre de votre famille ou votre partenaire et à soutenir son rétablissement.
- Communiquez avec le membre de votre famille ou votre partenaire de façon positive, directe et claire. Dites-lui ce que vous voulez qu’il se produise plutôt que de critiquer ses comportements passés. En évitant les critiques
personnelles, vous aiderez cette personne à se sentir acceptée pendant qu’elle fait des changements difficiles.
- Encouragez le membre de votre famille ou votre partenaire à suivre le plan de traitement. Encouragez également cette personne à assister régulièrement aux séances de traitement et à se prévaloir des mesures de soutien
que lui offre son conseiller ou son groupe. Appuyez les efforts qu’elle déploie afin d’éviter tout ce qui pourraient l’amener
à consommer de l’alcool et d’autres drogues.
- Demandez au membre de votre famille ou à votre partenaire comment vous pouvez le soutenir et créer un milieu plus sûr (p. ex., cette personne préférerait-elle qu’il n’y ait plus l’alcool à la maison ?).
- À mesure que le membre de votre famille ou votre partenaire se rétablit, encouragez-le à assumer à nouveau certaines responsabilités
qu’il avait délaissées et à renouer les liens qui ont été rompus. En reprenant contact avec les aspects les plus sains de sa vie comme la famille, les amis, le travail et les loisirs, cette
personne aura moins de difficulté à maintenir les changements qu’elle a apportés et à renouer des liens mieux équilibrés avec
les membres de sa famille.
- N’oubliez pas que le rétablissement ne se fera peut-être pas sans difficultés. La rechute fait souvent partie du rétablissement. Assurez-vous que vos attentes soient réalistes et encouragez la personne
à se fixer des objectifs réalistes. Déterminez d’avance comment vous réagirez si cette personne fait une rechute, qui peut
mener à la reprise de l’abus d’alcool et d’autres drogues. Si cela se produit, déterminez ce que vous ferez et jusqu’où vous
irez et faites-en clairement part au membre de votre famille ou à votre partenaire.
- Donnez de l’espoir au membre de votre famille ou à votre partenaire et rappelezlui que, même si cela est très difficile, il peut se rétablir.
Un problème d’abus d’alcool et d’autres drogues peut avoir un effet profond sur une relation intime. Le ressentiment, la colère
et la perte de confiance qui en découlent peuvent créer un froid et de l’hostilité au sein de la relation. Il se peut que
le partenaire qui ne consomme pas d’alcool ni d’autres drogues se sente trahi en raison des gestes posés dans le passé par
son partenaire. Il se peut également qu’il ait assumé une part injuste des responsabilités. Avec le temps, le partenaire peut
avoir de plus en plus l’impression qu’il joue le rôle du père ou de la mère, ce qui risque de miner la relation de couple.
Même si le partenaire ayant un problème d’abus d’alcool et d’autres drogues réduit sa consommation ou y met fin, il faudra
du temps, de la patience et de nombreux efforts pour rétablir la relation. Le partenaire consommait peut-être de l’alcool
et d’autres drogues pour composer avec le stress et qu’il doive acquérir de nouvelles aptitudes pour faire face aux pressions
de la vie.
Si votre partenaire y consent, parlez à un conseiller. Cela vous aidera à comprendre le traitement et à trouver des moyens
de soutenir votre partenaire et de l’encourager à aller de l’avant.
Les groupes de soutien s’adressant aux membres de la famille peuvent aussi être utiles. Plus tard, lorsque votre partenaire
passera à l’étape de l’action ou du maintien, songez à suivre une thérapie de couple dispensée par un thérapeute qui comprend
la toxicomanie. Ce genre de thérapie pourrait améliorer la communication au sein du couple et renforcer la relation.
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- Qu’est-ce que la toxicomanie ?
- Quelles sont les causes de la toxicomanie ?
- Questions fréquentes au sujet de la toxicomanie
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